Développé avec Berta.me

  1. Alexis Guillier dedicates himself to films, performances, texts or installations, which all are narratives, stem from investigations (documentary and on the ground) in collective and individual stories. Leading him from forgeries to defacement and disappearance of artworks, from a movie set accident to ghost ships, or to the exploration of the giant statue Notre-Dame de France, his forms gather many different documents, which coexist in cultural history but rarely meet (movie scenes, engravings, ads, literary texts, newsreels, comics...).

    His areas of investigation push him to observe the circulation of images and cultural productions, echoes and recurrences, the formation of imaginaries, interactions between personal actions and national stories, on an aesthetic as well as anthropological level. The telling of these stories questions itself, always on an uncertain line, between detached subjectivity and documentary lyricism, thus contributing to the indeterminacy of treated objects.

    His research is made of analogies, association of ideas, also deals with paranoia as method. More recently, he focuses on putting his projects in perspective with "cases", considering that the accident or the disaster, and the violence that comes with it, insistently recur. Investigation and editing processes also reflect a similar connection with the notion of body, as a way of putting pieces cut in different stories or sources together.

    Alexis Guillier se consacre à des performances, des films, textes ou installations, qui sont des montages narratifs, nés d’investigations (documentaires et de terrain) dans l’histoire collective et les histoires individuelles. L’entraînant de la falsification à la déformation et la disparition des œuvres, d’un accident de tournage aux vaisseaux fantômes, ou à gravir les contours de la géante Notre-Dame de France, ses formes mêlent des documents très divers, qui coexistent dans l’histoire culturelle mais ne s’y associent que rarement (extraits de films, estampes, publicités, textes littéraires, vidéos d’actualités, bandes-dessinées...). 

    Ses sujets d’investigation le poussent à observer la circulation des images et des productions culturelles, les échos et les récurrences, la formation des imaginaires, les interactions entre les actions personnelles et les Histoires souvent nationales, sous un angle tant esthétique qu’anthropologique. La transmission de ces récits s’interroge elle-même, restant toujours sur une ligne incertaine, entre subjectivité détachée et lyrisme documentaire, et participant de l’indétermination des objets investis. 

    Ses recherches sont faites d’analogies, d’associations d’idées, s’intéressent aussi à la paranoïa comme méthode. Plus récemment, il cherche à mettre en perspective ses projets avec des « affaires », partant du constat que l’accident, la catastrophe et leur violence reviennent avec insistance. Les processus d'enquête et de montage semblent aussi témoigner d’un même rapport au corps, comme s’il s’agissait de recoller ensemble des morceaux découpés dans plusieurs histoires ou sources.